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Rôle, prix et fuites · Mis à jour le 4 octobre 2026

Solin de toiture et de cheminée : le prix de la petite bande qui tient l'eau hors du toit

Un solin fait quelques centimètres de large et ne se voit presque pas du sol. Pourtant c'est par lui que l'eau entre en premier, bien avant la pleine surface des tuiles : partout où le toit rencontre un mur ou une souche de cheminée, c'est lui qui assure l'étanchéité. Cette page dit ce qu'est un solin de toiture, en quoi il diffère d'une bavette et d'un noquet, combien il coûte au mètre posé selon le métal, combien de temps il tient, et pourquoi le solin de cheminée est le premier suspect d'une tache au plafond.

  • ✓ Le vocabulaire posé proprement : solin, bavette, noquet, abergement
  • ✓ Le prix au mètre linéaire et la durée de vie, par matériau et sourcés
  • ✓ Pourquoi la fuite de cheminée arrive la première, et à quel prix on la reprend
Voir les prix ↓
40 – 70 €/mlun solin métallique posé
N° 1point d'entrée d'une fuite
30 – 40 ansun solin en zinc

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Le rôle

Ce qu'est un solin, et pourquoi tout se joue là

Un toit est étanche partout, sauf là où il touche autre chose que lui-même. Une tuile saine posée au bon recouvrement laisse passer très peu d'eau, même vieillie. Ce qui lâche, ce sont les jonctions : le bord d'un mur, un pignon, le tour d'une cheminée, une sortie de ventilation. À chacun de ces endroits, il faut une pièce qui raccorde la couverture à l'obstacle et renvoie l'eau sur les tuiles. Cette pièce, c'est le solin.

Le solin travaille en permanence. Il encaisse la dilatation du métal au soleil, les mouvements lents de la maçonnerie, la pluie battante poussée par le vent et, l'hiver, les cycles de gel. Rien d'étonnant à ce qu'il fatigue avant le reste du toit : c'est la pièce la plus sollicitée, souvent la plus petite, et presque toujours la moins regardée. Un solin décollé de quelques millimètres suffit pour que l'eau s'y engouffre en nappe.

Cette page complète notre guide sur l'origine d'une infiltration, qui classe le solin de cheminée en tête des cinq points d'entrée de l'eau, sans le détailler. Ici, on entre dans le détail : le vocabulaire, les matériaux, les prix et les durées de vie. Les fourchettes qui suivent viennent de quatre guides et fabricants publics, chacun ouvert et lu le 2 octobre 2026, dont le numéro renvoie à la source. Ce ne sont pas des prix relevés sur nos chantiers : le site met en relation des particuliers et des couvreurs vérifiés, il ne réalise pas les travaux.

Le vocabulaire

Solin, bavette, noquet : les mots que les devis mélangent

Quatre mots désignent des pièces différentes, et un devis clair les distingue. Beaucoup de pages de prix emploient « solin » pour tout ce qui raccorde un toit à un mur. Sur un devis sérieux, chaque terme a un sens précis, et savoir les lire évite de payer une bavette en plomb au prix d'une bande de mortier, ou l'inverse.

  • Le solin. La bande étanche qui ferme la jonction entre la couverture et un élément vertical : un mur, un pignon, une souche de cheminée. C'est le terme générique, et le premier endroit par où l'eau entre.
  • La bavette. La partie basse et souple du solin, souvent en plomb, qui redescend sur les tuiles et épouse leur relief pour conduire l'eau vers la couverture. Un solin métallique sans bavette laisse l'eau repasser derrière.
  • Le noquet. Une petite pièce de zinc ou de plomb glissée entre chaque rang de tuiles le long d'une jonction latérale, par exemple quand un versant monte le long d'un mur. L'étanchéité se fait alors tuile par tuile, pas en une seule bande.
  • L'abergement. L'ensemble du dispositif qui rend étanche le tour d'une pénétration, une cheminée le plus souvent : solin en partie haute, noquets sur les côtés, bavette en partie basse. Parler d'« abergement de cheminée », c'est parler de tout cet habillage.
  • La bande de rive. La finition du bord latéral d'un versant, côté pignon. Elle ferme le rampant contre le vent et les oiseaux, elle ne raccorde aucun mur. On la confond souvent avec un solin, ce qui brouille les devis.

La règle simple à retenir : un solin seul ferme la jonction en haut, une bavette la prolonge sur les tuiles en partie basse, des noquets la traitent tuile par tuile sur les côtés, et l'ensemble autour d'une cheminée s'appelle un abergement. Un abergement complet et durable combine presque toujours ces pièces ; une simple bande de mortier posée seule est le degré en dessous, moins cher et moins pérenne.

Matériaux et durée de vie

Le métal décide du prix et du nombre d'années

Le matériau d'un solin fixe à la fois son prix et sa durée. Les écarts sont réels, et ils se tiennent : un métal plus cher dure plus longtemps, un scellement au mortier coûte moins et se reprend plus souvent. Voici les ordres de grandeur publiés par les guides, avec la durée de vie annoncée pour chacun. Chaque ligne porte sa source.

MatériauPrix au mètre linéaire poséDurée de vie annoncéeSources
Scellement au mortier40 – 60 €/mlà reprendre tous les 2 – 3 anssources : 1, 2
Solin en zinc40 – 60 €/ml30 à 40 anssources : 1, 2
Solin en aluminium50 – 70 €/ml20 à 30 anssources : 1
Bavette ou solin en plomb30 – 70 €/mlplus de 50 anssources : 1, 2
Solin en cuivre60 – 70 €/mlplus de 80 anssources : 1
Bande autocollante (PVC, alu)15 – 30 €/ml10 à 15 ans annoncéssources : 1

Ordres de grandeur TTC, fourniture et pose comprises, hors échafaudage. Ce ne sont pas des prix relevés sur des chantiers : les guides cités sont publics et divergent parfois entre eux, le plomb par exemple est donné de 30 à 45 € par Guide-Toiture et de 60 à 70 € par Habitatpresto, d'où une fourchette large assumée. Les durées de vie sont celles qu'annoncent les mêmes sources, pour un ouvrage bien posé et entretenu.

Le mortier mérite un mot à part. Il reste le plus répandu parce qu'il est économique, et il tient quand il est bien exécuté. Sa faiblesse est connue et documentée : il fissure sous les écarts de température et les cycles de gel, et il demande une vérification tous les deux à trois ans selon Habitatpresto, qui cite un couvreur l'ayant vu s'effriter au bout de deux ans seulement. Les bandes autocollantes vendues en grande surface, en PVC ou en aluminium, annoncent 10 à 15 ans : sur une jonction exposée au vent, elles décollent souvent bien avant. Pour une cheminée, un abergement métallique avec bavette reste le choix qui évite d'y revenir.

Le prix posé

Combien coûte un solin, et ce qui fait varier le devis

Un solin se chiffre au mètre linéaire, pas au mètre carré. On mesure la longueur de la jonction à traiter, et on multiplie par un prix au mètre qui dépend du métal et de la difficulté. Pour une cheminée, comptez environ 2 mètres linéaires de tour, soit 120 à 180 € selon Active Toit ; pour un mur mitoyen de 6 mètres, de 360 à 540 €. Un solin de cheminée complet, vendu en kit, se situe entre 110 et 310 € la pièce d'après Habitatpresto, hors pose.

Trois choses font bouger ce prix, et aucune n'est le métal. La hauteur du relevé sur le mur d'abord : un petit solin de 15 cm revient à 60 € le mètre quand un grand relevé de 40 cm, qui demande plus de zinc à découper et à plier, monte à 90 € selon Active Toit. L'état du support ensuite : sur un vieux mur en pierres irrégulières, il faut préparer la maçonnerie, ce qui ajoute 15 à 20 € par mètre. L'accès au toit enfin, échelle, échafaudage ou nacelle, qui pèse davantage que tout le reste sur une réparation ponctuelle.

Le vrai coût d'un solin négligé n'est pas sur le toit. Un solin absent ou décollé laisse l'eau filer dans le mur pendant des mois avant que la tache apparaisse. Active Toit rappelle la facture qui suit : moisissures, placo gonflé, isolation trempée, et une reprise de mur intérieur qui coûte facilement 2 000 à 3 000 €. Reprendre un solin fatigué à 300 ou 600 € est, de loin, la dépense la plus rentable de la toiture.
La fuite de cheminée

Pourquoi le solin de cheminée fuit toujours le premier

C'est notre premier point de contrôle face à une tache au plafond. Sur la page consacrée à l'origine d'une infiltration, le solin et l'abergement de cheminée arrivent en tête des cinq points d'entrée que nous retrouvons le plus souvent dans les diagnostics, devant les noues, les fenêtres de toit et le faîtage. Une source professionnelle le dit dans les mêmes termes : Renovbox désigne le solin de cheminée ou de mur comme le point de fuite numéro un d'une toiture.

La raison est mécanique. Une souche de cheminée est un ouvrage maçonné, lourd, qui bouge lentement avec les saisons, planté au milieu d'une couverture souple. À leur rencontre, deux matériaux se dilatent à des rythmes différents, le solin encaisse ce jeu, et son mortier ou son mastic finit par se fendre. L'exposition aggrave tout : une cheminée dépasse du toit, elle prend le vent de plein fouet, et c'est la pluie poussée par le vent qui s'engouffre dans la moindre fente, là où une pluie verticale aurait glissé.

Et la tache ment sur l'endroit. L'eau entrée en haut, près de la souche, ne tombe pas à la verticale : elle suit la pente d'un chevron ou de l'écran de sous-toiture et ne goutte qu'une fois arrivée à un obstacle, parfois à plusieurs mètres de son point d'entrée. Chercher la fuite à l'aplomb de la tache est l'erreur classique. La méthode pour remonter à l'origine réelle, lampe en main dans les combles, est détaillée pas à pas sur notre page trouver l'origine d'une infiltration ; une fois l'origine confirmée, le barème de la reprise est sur notre page réparation de toiture : prix par intervention.

Le chiffre, mesuré

Le vent, ce qui fait entrer l'eau par un solin

Un solin fatigué ne fuit pas sous n'importe quelle pluie. Une averse qui tombe droit glisse sur la couverture sans jamais atteindre le fond d'une fente. Il faut du vent pour que la pluie frappe à l'horizontale, remonte sous les recouvrements et s'engouffre derrière un solin décollé. Le bon indicateur du risque n'est donc pas la quantité d'eau tombée, c'est le nombre de jours de vent fort. Nous l'avons calculé, à partir des archives météo Open-Meteo sur la période 1994-2023, au point géographique de 40 communes franciliennes réparties sur 6 départements : le nombre moyen de jours par an où les rafales dépassent 80 km/h.

DépartementJours de vent fort par anFourchette entre communesCommunes analysées
Yvelines (78)4,8 j4,3 à 5,1 jcommunes analysées : 8
Val-d'Oise (95)4,3 j4,2 à 4,8 jcommunes analysées : 7
Hauts-de-Seine (92)4,3 j3,6 à 4,8 jcommunes analysées : 7
Seine-et-Marne (77)4,1 j3,7 à 4,7 jcommunes analysées : 9
Seine-Saint-Denis (93)4 j3,7 à 4,3 jcommunes analysées : 5
Val-de-Marne (94)3,7 j3,7 à 3,7 jcommunes analysées : 4

Moyenne des communes analysées par département, jour de vent fort compté dès qu'une rafale dépasse 80 km/h, période 1994-2023, archives Open-Meteo. Paris et l'Essonne ne figurent pas encore dans l'échantillon de communes analysées pour cet indicateur.

Ce que ce relevé montre. L'Île-de-France compte de 3,7 à 4,8 jours de vent fort par an selon la commune, soit une moyenne de 4,2 jours, pour environ 130 jours de pluie par an. Ce ne sont pas les jours les plus pluvieux qui révèlent un solin fatigué, ce sont ces quelques jours où la pluie et le vent arrivent ensemble, souvent en automne et à la sortie de l'hiver. C'est le bon moment pour un contrôle : repérer un solin qui baille avant la tempête suivante coûte une visite, le découvrir après coûte une reprise de mur intérieur. Ce relevé est refait à chaque révision de la page, la date figure en haut.
Réparer ou refaire

Reprendre un solin, sans refaire tout le toit

Un solin se répare presque toujours seul. Contrairement à une couverture qui vieillit d'un bloc, un solin est une pièce localisée : quand il lâche, on le reprend sans toucher aux tuiles autour. Une fuite courante de solin, de joint ou de tuile déplacée revient à 200 à 1 000 € selon Renovbox, et la reprise d'une portion de solin de 4 mètres, le cas le plus fréquent, se situe entre 300 et 600 €. C'est une intervention ciblée, pas un chantier.

Le bon réflexe est de grouper. Le gros du prix d'une petite réparation tient au déplacement et à la mise en sécurité de l'accès, qui se paient une seule fois. Si un solin est à reprendre, c'est le moment de faire contrôler les autres jonctions, le faîtage et les gouttières dans la même visite. Une visite d'entretien avec contrôle des solins et des faîtages coûte 150 à 400 € selon Renovbox, et évite la plupart des interventions d'urgence. Le détail du coût plancher d'un passage de couvreur, et le seuil à partir duquel réparer coûte plus cher que refaire, sont sur notre page réparation de toiture : prix par intervention.

Le solin partage sa logique avec l'ensemble de la zinguerie, ces ouvrages de métal qui conduisent l'eau sur un toit. Les gouttières, les chéneaux et les noues relèvent du même métier et des mêmes matériaux : notre page gouttières et zinguerie en donne les prix et le dimensionnement. Et si l'eau a déjà traversé, commencez par les gestes d'urgence décrits sur fuite de toiture : que faire.

Île-de-France

Un solin repris partout en Île-de-France

Le réseau couvre les huit départements franciliens : Paris, Hauts-de-Seine (92), Seine-Saint-Denis (93) et Val-de-Marne (94) en petite couronne, Yvelines (78), Essonne (91), Seine-et-Marne (77) et Val-d'Oise (95) en grande couronne. Le relevé de vent ci-dessus montre un territoire homogène : ce n'est pas le code postal qui décide du prix d'un solin, c'est la hauteur du relevé, l'état du mur et l'accès au toit.

L'accès change le prix, pas le geste. En petite couronne, le mitoyen sans recul impose plus souvent un échafaudage, qui alourdit le coût d'un passage ; en grande couronne, ce sont les souches de cheminée des pavillons anciens qui multiplient les abergements à reprendre. Chaque page département situe la réparation dans l'ensemble des travaux de couverture, avec le parc de logements local et le nombre de couvreurs recensés.

Méthode

D'où viennent les chiffres de cette page

Aucune source publique officielle ne publie de prix de solin de toiture. L'INSEE ne publie que des indices d'évolution de la couverture, jamais un prix en euros. Les fourchettes de prix et les durées de vie de cette page sont donc celles de quatre guides et fabricants publics, chacun ouvert et lu le 2 octobre 2026. Nous n'avons retenu que les chiffres que la page citée porte réellement, et nous signalons quand les sources divergent plutôt que de trancher à leur place. Le rang du solin de cheminée comme premier point d'entrée de l'eau vient de nos propres diagnostics, tels qu'exposés sur la page infiltration, et il est corroboré par une source professionnelle indépendante. Le nombre de jours de vent fort vient des archives Open-Meteo, calculé au point géographique de chaque commune. La construction générale de nos barèmes est exposée sur la méthode du barème régional.

  • 1. Habitatpresto, prix d'un solin de toiture : prix au mètre linéaire posé par matériau : mortier 40 à 60 €, zinc 40 à 50 €, aluminium 50 à 70 €, cuivre et plomb 60 à 70 €, bande en PVC 15 à 30 € ; durée de vie annoncée : zinc 30 à 40 ans, aluminium 20 à 30 ans, PVC 10 à 15 ans, plomb bien posé plus de 50 ans, cuivre plus de 80 ans ; solin de cheminée complet 110 à 310 € la pièce ; mortier à vérifier et reprendre tous les deux à trois ans, un couvreur cité l'ayant vu s'effriter au bout de deux ans.
  • 2. Guide-Toiture, solin de toiture : rôle, pose et prix 2026 : prix au mètre linéaire pose comprise : solin en mortier 40 à 60 €, solin en zinc 60 €, solin en plomb 30 à 45 €, le prix variant selon le matériau, les travaux de maçonnerie nécessaires et le garnissage.
  • 3. Active Toit, pose d'un solin en zinc au mètre linéaire : pose d'un solin en zinc 60 à 90 € le mètre linéaire, l'écart s'expliquant par la hauteur du relevé sur le mur, de 15 à 40 cm ; une souche de cheminée demande environ 2 mètres linéaires, soit 120 à 180 € ; un mur mitoyen de 6 mètres 360 à 540 € ; un solin absent ou mal posé finit par tremper le mur intérieur, dont la reprise coûte de 2 000 à 3 000 €.
  • 4. Renovbox, prix d'une réparation de toiture : le solin de cheminée ou de mur désigné comme le point de fuite numéro un d'une toiture ; une fuite courante de solin, de joint ou de tuile déplacée revient à 200 à 1 000 € ; la reprise d'une portion de solin de 4 mètres, cas le plus fréquent, à 300 à 600 € ; une visite d'entretien avec contrôle des solins et des faîtages 150 à 400 €.
  • 5. Open-Meteo, archives météo historiques : données horaires de rafales au point géographique de chaque commune, 1994-2023, dont nous tirons le nombre de jours de vent fort, au-delà de 80 km/h, par an.

Ce que nous ne prétendons pas savoir. Le prix propre à chaque département francilien, faute de données ventilées. Le nombre de devis derrière chaque guide, qu'aucun ne publie. Une part chiffrée des infiltrations attribuable au solin : nous disons qu'il arrive en premier dans nos diagnostics, sans inventer un pourcentage que nous n'avons pas mesuré. Le montant exact de votre réparation, qui dépend de la hauteur du relevé, de l'état du mur et de l'accès, trois choses qu'un couvreur ne confirme qu'après une visite. Ce service met en relation, il ne réalise pas les travaux et ne facture aucune réparation.

Questions fréquentes

Solin de toiture : vos questions

Qu'est-ce qu'un solin de toiture ?

Un solin est la bande étanche qui ferme la jonction entre la couverture et un élément vertical : un mur, un pignon ou une souche de cheminée. Partout où le toit rencontre autre chose que lui-même, l'eau cherche à passer : le solin est la pièce qui l'en empêche. Il peut être réalisé au mortier, en zinc, en aluminium, en plomb ou en cuivre, et il se complète d'une bavette qui redescend sur les tuiles. C'est l'un des points les plus sollicités d'une toiture, et le premier à fatiguer.

Quel est le prix d'un solin au mètre linéaire ?

Comptez de 40 à 70 € le mètre linéaire posé pour un solin métallique courant, selon Habitatpresto : le zinc autour de 40 à 60 €, l'aluminium 50 à 70 €, le plomb de 30 à 70 € selon les sources, un scellement au mortier 40 à 60 €. Active Toit relève 60 à 90 € le mètre pour un solin en zinc dont le relevé sur le mur est haut. Une souche de cheminée demande environ 2 mètres linéaires, soit 120 à 180 €, un mur mitoyen de 6 mètres de 360 à 540 €. Ces chiffres sont des ordres de grandeur de guides publics, pas un devis.

Combien coûte une fuite de solin de cheminée à réparer ?

Une fuite courante au niveau d'un solin, d'un joint ou d'une tuile déplacée revient à 200 à 1 000 € selon Renovbox, qui situe la reprise d'une portion de solin de 4 mètres, le cas le plus fréquent, entre 300 et 600 €. Le prix dépend surtout de l'accès au toit et de la hauteur de la souche, pas du métal employé, qui coûte quelques euros. Le barème complet des réparations ponctuelles est détaillé sur notre page dédiée à la réparation de toiture.

Quelle est la durée de vie d'un solin selon le matériau ?

D'après Habitatpresto, un solin en zinc tient de 30 à 40 ans, un solin en aluminium de 20 à 30 ans, un solin ou une bavette en plomb bien posés plus de 50 ans, et le cuivre plus de 80 ans. Un scellement au mortier, lui, demande un contrôle et une reprise tous les deux à trois ans, car il fissure sous les écarts de température ; un couvreur cité par le même guide l'a vu s'effriter au bout de deux ans. Les bandes autocollantes vendues en grande surface annoncent 10 à 15 ans, et tiennent rarement aussi longtemps sur une jonction exposée au vent.

Pourquoi une tache au plafond vient-elle souvent d'un solin de cheminée ?

Parce que la jonction entre une souche maçonnée et la couverture cumule tous les facteurs de défaillance : deux matériaux qui se dilatent différemment, un ouvrage qui bouge avec les saisons, et un solin dont le mortier ou le mastic vieillit plus vite que le reste du toit. L'eau entrée en haut chemine ensuite le long d'un chevron avant de tomber, si bien que la tache apparaît souvent à plusieurs mètres du point d'entrée. C'est pour cette raison que le solin de cheminée est le premier point que nous contrôlons face à une infiltration, et la méthode pour remonter à l'origine est détaillée sur notre page dédiée.

Un solin au mortier est-il suffisant ?

Le scellement au mortier reste courant parce qu'il est économique, et il convient quand il est bien exécuté et entretenu. Sa limite est connue : il fissure sous les cycles de dilatation et de gel, et il demande une vérification tous les deux à trois ans. Pour une jonction exposée, les professionnels privilégient un solin métallique avec bavette, plus souple et plus durable. Un solin mixte, métal en partie haute et mortier de calfeutrement, est un compromis fréquent sur les maisons anciennes.

Faut-il se méfier d'un prix de solin donné sans visite ?

Oui. Le prix d'un solin dépend de la hauteur du relevé sur le mur, de l'état du support maçonné, de l'accès au toit et de la longueur réelle à traiter, quatre choses qu'on ne mesure que sur place. Active Toit rappelle qu'un vieux mur en pierres irrégulières demande une préparation qui ajoute 15 à 20 € par mètre. Un chiffre ferme annoncé au téléphone ou sur une photo de drone, sans que personne soit monté, est un signal classique du démarchage. Demandez un devis écrit après visite, poste par poste.