Insecte de charpente : capricorne des maisons, vrillette ou termite, identifier l'attaque
Des trous dans une poutre, un peu de poussière de bois au sol : avant tout devis, il faut savoir quel insecte de charpente est en cause, parce que les insectes du bois n'ont ni la même gravité ni le même remède. Commencez par le bois, puis regardez le trou. Le capricorne des maisons ne s'attaque qu'aux résineux et perce un trou ovale d'environ 10 mm, la petite vrillette un trou rond de 1 à 2 mm. Tout ce qui suit vient du guide du ministère sur les insectes xylophages, et les arrêtés termites ont été relevés commune par commune.
- ✓ Une clé d'identification en cinq questions, du bois attaqué au diagnostic probable
- ✓ Attaque active ou ancienne : la seule période où l'observation prouve quelque chose
- ✓ Les 92 communes franciliennes sous arrêté termites, relevées le 14 octobre 2026
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Insecte de charpente : la clé d'identification en cinq questions
La plupart des guides partent du trou. Nous partons du bois. L'essence attaquée élimine à elle seule la moitié des suspects : le capricorne des maisons vit dans les résineux, le capricorne du chêne dans les feuillus, et deux espèces, la grosse vrillette et les charançons, ne s'installent que dans un bois déjà pourri par un champignon. Une charpente de pavillon récent est presque toujours en résineux, une charpente ancienne peut être en chêne. Le cœur d'un chêne est sombre et dense, un sapin est clair, veiné, avec des nœuds bien visibles.
Insecte le plus probable
Petite vrillette
Trou : rond, 1 à 2 mm. Sortie des adultes : mi-mai à fin août. Cycle larvaire : 3 à 5 ans.
La petite vrillette est la plus répandue. Elle reste dans l'aubier tant que le bois est sain : sur une forte section de charpente, elle abîme la surface plus qu'elle ne menace la tenue.
Comment la clé raisonne. Chaque réponse est confrontée au tableau des espèces plus bas, tiré du guide du ministère. La forme du trou pèse le plus lourd, l'essence du bois ensuite, la vermoulure confirme quand le guide la décrit. Un bois sec écarte la grosse vrillette et les charançons, qui ne vivent que dans un bois déjà dégradé par un champignon. Quand deux espèces restent à égalité, la clé les affiche toutes les deux.
Ce que la clé ne remplace pas. Elle donne une hypothèse à partir de ce que vous voyez depuis le plancher du grenier. Elle ne dit rien de la profondeur des galeries ni de la section restante d'une panne. Un trou de sortie est la fin de l'histoire : la larve a vécu des années à l'intérieur avant de le percer, et c'est l'intérieur qui porte la toiture.
Sept insectes du bois, sept signatures différentes
Le tableau reprend les fiches du guide « La protection des bâtiments neufs contre les termites et les autres insectes xylophages » publié par le ministère du Logement 1, illustré par l'institut technologique FCBA. Quand le guide ne décrit pas la vermoulure d'une espèce, la case le dit au lieu de combler le vide.
| Espèce | Trou de sortie | Vermoulure | Bois attaqués | Sortie des adultes | Cycle larvaire |
|---|---|---|---|---|---|
| Capricorne des maisons Hylotrupes bajulus | trou : ovale, environ 10 mm de long | vermoulure : non décrite par le guide ; galeries ovales striées de coups de mandibules | bois : résineux : sapin et épicéa en totalité, aubier seul des pins, du mélèze, du douglas, du cèdre. | sortie des adultes : mi-juin à fin août | cycle larvaire : 3 à 5 ans |
| Capricorne du chêne Hesperophanes cinereus | trou : même aspect que le capricorne des maisons, trous plus nombreux | vermoulure : non décrite ; galeries plus grandes que celles du capricorne des maisons | bois : feuillus : peuplier, érable, frêne, hêtre en totalité, aubier seul du châtaignier, du chêne, de l'orme, du robinier. | sortie des adultes : mai à fin août | cycle larvaire : 2 ans ou plus |
| Petite vrillette Anobium punctatum | trou : rond, 1 à 2 mm | vermoulure : non décrite par le guide | bois : toutes les essences, aubier seul, aubier et cœur si un champignon a déjà attaqué le bois. | sortie des adultes : mi-mai à fin août | cycle larvaire : 3 à 5 ans |
| Vrillette des bibliothèques Nicobium castaneum | trou : rond, 2 à 4 mm | vermoulure : bâtonnets brun-rouge | bois : toutes les essences, en totalité (peuplier, érable, frêne, hêtre) ou aubier seul (châtaignier, chêne, robinier). | sortie des adultes : juin à août | cycle larvaire : 2 à 3 ans |
| Grosse vrillette Xestobium rufovillosum | trou : rond, 2 à 4 mm | vermoulure : en forme de lentilles | bois : toutes les essences, surtout le chêne. Uniquement sur un bois déjà attaqué par un champignon. | sortie des adultes : avril à mai | cycle larvaire : 1 à 10 ans |
| Lyctus Lyctus sp. | trou : rond, 1 à 2 mm | vermoulure : très fine, aspect « fleur de farine » | bois : bois exotiques et certains feuillus (chêne, frêne). | sortie des adultes : avril à septembre | cycle larvaire : 6 à 12 mois |
| Charançons du bois | trou : irrégulier, 1,5 à 2 mm | vermoulure : très fine et hétérogène | bois : toutes les essences. Uniquement sur un bois humide déjà attaqué par un champignon. | sortie des adultes : toute l'année, les adultes restent dans les galeries | cycle larvaire : 1 an en moyenne |
Source : guide DGALN 2016, pages 8 à 10, ouvert le 14 octobre 2026. Les termites n'y figurent pas : ils ne percent pas de trou de sortie et sont traités dans leur propre section.
Le capricorne des maisons, le seul à craindre pour la structure d'une charpente en résineux. L'adulte est noir, mesure 10 à 20 mm et porte de longues antennes. La femelle pond 40 à 100 œufs dans les fentes du bois, et la larve, blanc cassé, jusqu'à 25 mm, creuse pendant 3 à 5 ans en moyenne des galeries ovales striées par ses mandibules. Elle mange le sapin et l'épicéa en totalité, l'aubier seul des pins, du mélèze et du douglas. La surface reste souvent intacte au-dessus des galeries, d'où l'importance du sondage : une pièce qui paraît saine peut être vidée sous une pellicule de bois.
La petite vrillette, la plus fréquente. Un adulte brun de 2,5 à 5 mm, des trous ronds de 1 à 2 mm, des sorties de mi-mai à fin août. Elle attaque toutes les essences, l'aubier seul tant que le bois est sain. Elle est connue dans les meubles autant que dans les charpentes. Sur une pièce de forte section, une attaque limitée à l'aubier entame une couronne de quelques centimètres sans toucher au cœur, ce qui explique qu'une charpente criblée de petits trous tienne encore parfaitement.
La grosse vrillette, signal d'humidité. Elle attaque surtout le chêne et uniquement un bois déjà dégradé par un champignon de pourriture. Ses trous ronds font 2 à 4 mm, sa vermoulure a une forme de lentilles. Les adultes sortent d'avril à mai et vivent neuf semaines. Pendant l'accouplement, ils frappent le bois de la tête et produisent un tic-tac qui lui a valu le surnom d'« horloge de la mort » 7. Trouver une grosse vrillette, c'est trouver une humidité ancienne, par exemple un about de poutre pris dans un mur humide.
La vrillette des bibliothèques et le lyctus, deux confusions fréquentes. La première laisse des trous ronds de 2 à 4 mm et une vermoulure en bâtonnets brun-rouge. Le second perce des trous ronds de 1 à 2 mm comme la petite vrillette, avec une vermoulure très fine d'aspect fleur de farine, mais il vit dans les bois exotiques et l'aubier de quelques feuillus comme le chêne et le frêne. Un parquet exotique piqué de trous fins fait d'abord penser au lyctus.
Le capricorne du chêne et les charançons, les deux cas à part. Le capricorne du chêne laisse des dégâts du même aspect que le capricorne des maisons, avec des galeries plus grandes et des trous plus nombreux, dans les feuillus. Les charançons du bois percent des trous irréguliers de 1,5 à 2 mm dans un bois humide et pourri, et les adultes, qui vivent jusqu'à 16 mois, continuent de creuser dans les galeries au lieu de sortir. Comme pour la grosse vrillette, leur présence désigne d'abord un problème d'eau.
Attaque active ou attaque ancienne : regarder au bon moment
C'est la question qui fait le devis. Une attaque active appelle un traitement curatif. Une attaque éteinte depuis vingt ans appelle un sondage de la structure, et parfois rien d'autre. Beaucoup de charpentes franciliennes portent des trous anciens qui datent d'avant les propriétaires actuels, et un vendeur de traitement a intérêt à les déclarer actifs.
La règle qu'on ne lit presque nulle part : on ne juge l'activité que pendant la fenêtre de sortie de l'insecte. Une larve de capricorne vit 3 à 5 ans dans le bois sans rien rejeter à l'extérieur. Les trous neufs et la vermoulure fraîche n'apparaissent qu'au moment où les adultes sortent, de mi-juin à fin août pour le capricorne des maisons, de mi-mai à fin août pour la petite vrillette, d'avril à mai pour la grosse vrillette 1. Un grenier balayé en novembre et resté propre en décembre ne prouve donc rien : à cette saison, une attaque active ne laisse aucune trace nouvelle.
La méthode, étalée sur une saison. Au printemps, aspirez ou balayez soigneusement sous les pièces suspectes et photographiez les trous existants, avec une règle ou une pièce de monnaie pour l'échelle. Repassez à la fin de l'été. Des trous qui n'étaient pas sur la photo et de petits tas de vermoulure claire sous les pièces désignent une attaque en cours. Un sol resté propre et des trous identiques après une saison de vol complète plaident pour une attaque éteinte, et deux saisons consécutives emportent la conviction.
Les indices visibles en une seule visite. Un trou ancien a pris la teinte du bois exposé à l'air, ses bords sont émoussés et souvent empoussiérés ou garnis de toiles. Un trou récent montre un bois clair à l'intérieur et des arêtes nettes. Une vermoulure fraîche est claire et s'écoule quand on tapote la pièce, une vermoulure ancienne est tassée, grise, mêlée à la poussière. Ces indices orientent, ils ne valent pas l'observation d'une saison de sortie.
Le sondage mesure la gravité. La pointe d'un tournevis enfoncée avec une pression modérée en plusieurs points d'une même pièce, puis quelques coups de marteau : un bois sain résiste et sonne plein, un bois galerisé cède et sonne creux. Une pièce vidée par un capricorne mort depuis longtemps est aussi fragile qu'une pièce habitée. Le sujet devient alors son renforcement ou son remplacement, détaillés avec leurs prix sur notre page charpente : prix au m².
Les termites, un cas à part et encadré par la loi
Les termites ne percent pas de trou de sortie. En métropole, la plupart des sinistres sont dus aux termites souterrains du genre Reticulitermes : ils nichent dans le sol, près d'une source d'humidité, et remontent vers le bois par des galeries. Le guide du ministère 1 liste leurs signes de présence : des cordonnets de terre courant le long des murs, des ailes éparses au sol après l'essaimage, un bois d'aspect feuilleté avec des galeries terreuses, « maçonnées ». Ils dégradent toutes les parties du bois, aubier et cœur, et presque toutes les essences métropolitaines leur sont sensibles.
Une charpente est le dernier endroit qu'ils atteignent. Venus du sol, ils attaquent d'abord les caves, les vides sanitaires, les plinthes, les huisseries, les solivages des niveaux bas. Le guide recommande d'inspecter en priorité les murs de cave, les regards, les gaines et les zones humides sous les éviers. Des termites dans un grenier ont donc en général traversé les niveaux inférieurs, et le diagnostic dépasse alors la charpente.
Trois obligations, toutes vérifiées sur les textes officiels. Dès que la présence de termites est détectée, l'occupant, ou à défaut le propriétaire, doit la déclarer en mairie, et le syndicat des copropriétaires quand ils sont dans les parties communes 2. Lorsque des foyers sont identifiés, un arrêté préfectoral délimite les zones contaminées ou susceptibles de l'être à court terme. Dans ces zones, la vente d'un logement impose un état relatif à la présence de termites, établi par un diagnostiqueur certifié et valable 6 mois au maximum 4, 5 : sans lui, le vendeur ne peut pas s'exonérer de la garantie des vices cachés.
Les capricornes et les vrillettes échappent à ces règles. Aucune déclaration en mairie, et hors zone termites aucun diagnostic à la vente. La seule obligation qui les vise concerne le bois neuf : pour les permis déposés depuis le 1er novembre 2006, les bois qui participent à la solidité d'un bâtiment neuf doivent être protégés contre les insectes à larves xylophages sur tout le territoire, et la même règle s'applique au bois de structure introduit dans un bâtiment existant 1. Une charpente posée avant cette date n'a été soumise à aucune obligation de traitement.
Les arrêtés termites en Île-de-France, département par département
Relevé fait le 14 octobre 2026 sur la carte nationale du Cerema 3, que le ministère désigne comme la référence, mise à jour à chaque nouvel arrêté. Elle distingue les communes couvertes en entier et celles couvertes en partie. Avant une vente ou un achat, confirmez en mairie ou en préfecture : un arrêté pris après notre relevé n'apparaît pas ici.
| Département | Parc d'avant 1975 | Arrêté termites | Arrêté mérule |
|---|---|---|---|
| Paris (75) | parc d'avant 1975 : 79,1 % | arrêté termites : tout Paris, arrêté du 25/09/2012 | arrêté mérule : aucun |
| Seine-et-Marne (77) | parc d'avant 1975 : 47,3 % | arrêté termites : aucune commune | arrêté mérule : aucun |
| Yvelines (78) | parc d'avant 1975 : 55,8 % | arrêté termites : 22 communes, arrêté du 26/10/2017 | arrêté mérule : aucun |
| Essonne (91) | parc d'avant 1975 : 53,5 % | arrêté termites : 12 communes, dont 3 en partie | arrêté mérule : aucun |
| Hauts-de-Seine (92) | parc d'avant 1975 : 61,9 % | arrêté termites : les 36 communes, arrêté du 22/12/2004 | arrêté mérule : aucun |
| Seine-Saint-Denis (93) | parc d'avant 1975 : 58,7 % | arrêté termites : 9 communes | arrêté mérule : aucun |
| Val-de-Marne (94) | parc d'avant 1975 : 60,7 % | arrêté termites : 11 communes, dont 8 en partie | arrêté mérule : aucun |
| Val-d'Oise (95) | parc d'avant 1975 : 52,6 % | arrêté termites : 1 commune en partie | arrêté mérule : aucun |
Arrêtés : Cerema, couches communales et départementales interrogées le 14 octobre 2026. Parc d'avant 1975 : part des logements diagnostiqués construits avant 1975 dans la base DPE de l'ADEME 6, agrégée par département, ce qui ne couvre que les logements ayant fait l'objet d'un DPE depuis juillet 2021.
Yvelines (78). Achères, Andrésy, Buc, Carrières-sur-Seine, Chanteloup-les-Vignes, Chatou, Conflans-Sainte-Honorine, Croissy-sur-Seine, Guyancourt, Houilles, Jouy-en-Josas, Le Chesnay-Rocquencourt, Le Vésinet, Maurecourt, Montesson, Poissy, Saint-Cyr-l'École, Sartrouville, Triel-sur-Seine, Versailles, Viroflay, Vélizy-Villacoublay.
Essonne (91). Athis-Mons, Ballancourt-sur-Essonne, Brétigny-sur-Orge (en partie), Juvisy-sur-Orge, Le Coudray-Montceaux, Milly-la-Forêt, Paray-Vieille-Poste (en partie), Savigny-sur-Orge, Villemoisson-sur-Orge, Viry-Châtillon, Yerres (en partie), Étampes.
Seine-Saint-Denis (93). Bagnolet, Bobigny, Drancy, Le Blanc-Mesnil, Le Raincy, Les Lilas, Livry-Gargan, Montreuil, Saint-Ouen-sur-Seine.
Val-de-Marne (94). Choisy-le-Roi (en partie), Créteil (en partie), Fontenay-sous-Bois (en partie), Gentilly, Ivry-sur-Seine, Maisons-Alfort (en partie), Orly (en partie), Saint-Maur-des-Fossés (en partie), Villejuif, Villiers-sur-Marne (en partie), Vitry-sur-Seine (en partie).
Val-d'Oise (95). Enghien-les-Bains (en partie).
Paris, Hauts-de-Seine, Seine-et-Marne. Tout Paris est couvert depuis l'arrêté du 25/09/2012, les 36 communes des Hauts-de-Seine depuis celui du 22/12/2004. Aucune commune de Seine-et-Marne ne l'est. Le guide du ministère rappelle qu'une commune hors arrêté n'est pas pour autant à l'abri : l'absence d'arrêté signifie qu'aucun foyer n'a été déclaré.
Où se trouvent les charpentes jamais traitées
Personne ne recense les charpentes attaquées. Aucune base publique ne compte les capricornes ou les vrillettes, et nous n'inventerons pas un pourcentage que nous n'avons pas mesuré. Le meilleur indicateur disponible est l'âge du bâti : une charpente d'avant 1975 a au moins cinquante ans, elle a été posée trente ans avant l'obligation de protéger les bois neufs, et elle a eu le temps de traverser une dizaine de cycles de capricorne.
Paris arrive en tête avec 79,1 % de logements diagnostiqués construits avant 1975, devant les Hauts-de-Seine à 61,9 %. Ce sont aussi les deux seuls départements entièrement couverts par un arrêté termites. Les deux facteurs se cumulent donc dans le même territoire : un bâti ancien, souvent en bois massif, et une infestation reconnue par l'État. La Seine-et-Marne présente le parc le plus récent de la région (47,3 % d'avant 1975) et aucune commune sous arrêté, ce qui en fait le département où un trou dans une charpente désigne le plus sûrement un insecte à larve.
Ce que ce croisement ne dit pas. Un logement d'avant 1975 n'a pas forcément une charpente d'origine, et un appartement de Paris n'a pas de charpente à lui : elle appartient à la copropriété, et la décision de la faire diagnostiquer revient au syndic. Le chiffre situe un risque à l'échelle du département. Il ne dit rien de votre toiture, que seul un sondage pièce par pièce peut évaluer.
Quand ce n'est pas un insecte : la mérule et les pourritures
Un bois qui se casse en petits cubes bruns, sans aucun trou, n'a pas été mangé par un insecte. C'est la signature d'un champignon lignivore, dont la mérule est le plus redouté. Le guide du ministère le rappelle à propos du neuf : un bois humidifié de façon récurrente par une fuite de couverture est exposé à un risque important de dégradation par ces champignons. Et deux des insectes de cette page, la grosse vrillette et les charançons, ne s'installent qu'après eux.
Aucun arrêté mérule ne couvre l'Île-de-France à la date de notre relevé : la carte du Cerema 3 n'en recense dans aucun des huit départements, alors que 24 départements français en ont en partie. La présence de mérule doit malgré tout être déclarée en mairie par l'occupant ou le propriétaire qui la constate. Les signes, le seuil d'humidité et le coût d'un traitement fongicide sont détaillés sur notre page traitement de charpente.
Le premier réflexe reste le même dans les deux cas : chercher l'eau. Une tache au plafond, une tuile cassée, un solin décollé, un chéneau qui déborde. Tant que l'humidité entre, un traitement du bois ne règle rien. Notre guide pour trouver l'origine d'une infiltration passe en revue les points d'entrée de l'eau dans une toiture.
Qui appeler, selon ce que vous avez trouvé
Des trous fins et anciens dans l'aubier d'une charpente en bon état. Notez-les, photographiez-les, et faites le test de la saison de sortie décrit plus haut. Rien ne presse. Un couvreur ou un charpentier pourra jeter un œil lors de la prochaine intervention sur la toiture.
Des trous ovales dans du sapin, ou un bois qui cède au tournevis. Faites établir un diagnostic de toiture qui inclut la charpente, par une entreprise qui monte dans les combles et sonde les pièces porteuses. Le devis de traitement viendra après, avec une surface de bois à traiter mesurée, et les éventuels renforts chiffrés à part.
Un bois pourri ou un champignon visible. L'origine de l'eau passe avant tout : un couvreur pour la toiture, puis un spécialiste du traitement si la mérule est confirmée.
Des cordonnets de terre ou un bois feuilleté. Déclaration en mairie, puis diagnostic par un professionnel. Si vous vendez, l'état relatif à la présence de termites doit de toute façon être établi par un diagnostiqueur certifié dans les communes sous arrêté.
Vérifiez l'entreprise avant de la laisser monter. Le traitement de charpente attire des démarcheurs qui découvrent des insectes dans chaque grenier. Contrôlez son immatriculation et son assurance décennale avec notre méthode pour vérifier un couvreur, et demandez sur quoi repose le diagnostic d'attaque active.
D'où viennent les informations de cette page
Les fiches espèces viennent d'une seule source officielle, le guide du ministère du Logement sur les insectes xylophages, illustré par le FCBA. Nous l'avons préféré aux sites de traitement, qui vendent ce qu'ils décrivent. Les obligations sur les termites ont été lues sur le site du ministère et sur service-public.fr, les arrêtés relevés directement dans les couches de la carte du Cerema. Chaque lien a été ouvert le 14 octobre 2026.
- 1. Ministère du Logement (DGALN), La protection des bâtiments neufs contre les termites et les autres insectes xylophages, 2016 : fiches espèce par espèce (taille, bois attaqués, période de sortie des adultes, durée du cycle larvaire, forme et diamètre des trous de sortie, aspect de la vermoulure), signes de présence des termites, « Paris et les communes de sa proche banlieue sont également touchées », obligations de protection des bois neufs depuis le 1er novembre 2006.
- 2. Ministère de la Transition écologique, Termites, insectes xylophages et champignons lignivores : déclaration en mairie dès la détection de termites, arrêté préfectoral délimitant les zones, état relatif à la présence de termites à la vente pour s'exonérer de la garantie des vices cachés, diagnostiqueur certifié, carte nationale tenue par le Cerema.
- 3. Cerema, Cartographie nationale des termites et des mérules : carte des arrêtés préfectoraux termites et mérule, commune par commune ; couches interrogées le 14/10/2026 pour les huit départements franciliens.
- 4. Service-public.fr, Diagnostic termites et autres insectes xylophages (F3150) : diagnostic obligatoire à la vente en zone déclarée par arrêté préfectoral, valable 6 mois au maximum, diagnostiqueur certifié, garantie des vices cachés.
- 5. Service-public.fr, Diagnostics immobiliers à fournir en cas de vente (F10798) : l'état relatif à la présence de termites fait partie du dossier de diagnostic technique si le logement est en zone déclarée infestée ou pouvant l'être à court terme ; risque de mérule indiqué dans l'acte en zone sous arrêté.
- 6. ADEME, base des DPE des logements existants (depuis juillet 2021) : période de construction des logements diagnostiqués, agrégée par département.
- 7. Wikipédia, Grosse vrillette : surnommée « horloge de la mort » pour le tic-tac qu'elle produit en frappant le bois pendant la période d'accouplement.
Ce que nous ne prétendons pas savoir. Le nombre de charpentes attaquées en Île-de-France, que personne ne publie. La part de chaque espèce dans les attaques constatées, faute de relevé public. Et l'aspect de la vermoulure du capricorne et de la petite vrillette, que le guide du ministère ne décrit pas et que nous laissons donc en blanc plutôt que de recopier un site commercial.
Insectes de charpente : vos questions
Comment reconnaître un capricorne des maisons dans une charpente ?
Par son trou de sortie, ovale et d'environ 10 mm de long, percé dans un résineux : sapin, épicéa, ou l'aubier d'un pin ou d'un douglas. L'adulte est noir, mesure 10 à 20 mm et porte de longues antennes. Il sort du bois de mi-juin à fin août, après 3 à 5 ans de vie larvaire, selon le guide du ministère sur les insectes xylophages. Le jour où le trou apparaît, la larve a donc déjà creusé plusieurs années.
Quelle différence entre un capricorne et une vrillette ?
La forme du trou. Le capricorne des maisons laisse un trou ovale d'environ 10 mm, la petite vrillette un trou rond de 1 à 2 mm, la grosse vrillette et la vrillette des bibliothèques un trou rond de 2 à 4 mm. Le bois aide aussi : le capricorne des maisons ne s'attaque qu'aux résineux, les vrillettes à toutes les essences. Le capricorne menace la solidité d'une charpente, la petite vrillette reste le plus souvent dans l'aubier.
La petite vrillette est-elle dangereuse pour une charpente ?
Rarement à elle seule. Elle se nourrit de l'aubier, la partie claire et tendre en périphérie de la pièce, et ne gagne le cœur du bois que s'il a déjà été attaqué par un champignon. Sur une panne ou un chevron de forte section, une attaque de petite vrillette abîme la surface sans entamer la section porteuse. Le test du tournevis tranche : un bois qui s'enfonce de plusieurs millimètres a perdu de sa résistance, quelle que soit l'espèce.
Y a-t-il des termites en Île-de-France ?
Oui. Selon la carte du Cerema consultée le 14 octobre 2026, 92 communes franciliennes sont couvertes par un arrêté préfectoral termites, dont tout Paris (arrêté du 25/09/2012) et les 36 communes des Hauts-de-Seine (arrêté du 22/12/2004). La Seine-et-Marne n'en compte aucune.
Le diagnostic termites est-il obligatoire à la vente ?
Oui si le logement se situe dans une zone délimitée par un arrêté préfectoral. L'état relatif à la présence de termites fait alors partie du dossier de diagnostic technique, il doit être établi par un diagnostiqueur certifié et il est valable 6 mois au maximum, selon la fiche service-public.fr. Sans lui, le vendeur ne peut pas s'exonérer de la garantie des vices cachés.
Une attaque ancienne doit-elle être traitée ?
Une attaque éteinte ne progresse plus : la question devient la résistance de ce qui reste. Faites sonder les pièces porteuses, et ne traitez que si le bois est encore habité ou si un risque de réinfestation existe. Encore faut-il prouver que l'attaque est éteinte, ce qui demande d'observer le bois pendant la période de sortie de l'insecte. Le prix d'un traitement curatif ou préventif est détaillé sur notre page traitement de charpente.
Quand voit-on sortir les insectes de la charpente ?
Au printemps et en été. Selon le guide du ministère, la grosse vrillette sort d'avril à mai, la petite vrillette de mi-mai à fin août, le capricorne des maisons de mi-juin à fin août, le lyctus d'avril à septembre. Les charançons du bois font exception : les adultes restent dans les galeries toute l'année. C'est pendant ces fenêtres que les trous neufs et la vermoulure fraîche apparaissent.
Faut-il déclarer des termites en mairie ?
Oui. Dès que la présence de termites est détectée, l'occupant, ou à défaut le propriétaire, doit en informer la mairie, rappelle le ministère de la Transition écologique. En copropriété, la déclaration incombe au syndicat des copropriétaires si les termites sont dans les parties communes. Les capricornes et les vrillettes ne sont soumis à aucune déclaration.
La charpente, ses prix et son diagnostic
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